En ce moment, j’ai des rêves extraordinaires, comme si d’avoir parlé des rêves lucides à Richard me les a réattribué.
En ce moment, je vois japonais, je respire allemand, je sens français et je parle anglais. L’agitation fiévreuse des dernières semaines m’a rendu restless, comme si quelque chose de grisant devait bientôt arriver sans que je sache trop ni où ni quand ni quoi.
Et j’avais raison, car samedi, j’ai eu mon premier mec au Japon (ouèèèèè), sortez-moi les flûtes et faites péter le prosecco, it’s on me. Il était super beau en plus, un petit suisse allemand aux yeux azurés et au sourire zurichois. On a dansé jusqu’à ce que le regard ne suive plus le mouvement des yeux, jusqu’à ce que tout soit cotonneux, jusqu’à ce qu’on ne sache plus trop quand ni comment on a réussi à retirer ses Converses. Etait-ce avant d’atterrir sur le lit, ou alors en multi-taskant comme un fou, embrassant ses lèvres salées et délassant mes chaussures ? L’idée de les avoir garder pendant sans trop avoir fait attention me ferait presque rire.
Comme – ne l’oublions pas – je reste maudit sur le sujet, le petit suisse est reparti dans ses vertes contrées se petit-suissider quelques heures après m’avoir rencontré ; jamais rien ne dure chez moi, c’est dur. Et ça l’était.
1 commentaire:
:) bisous
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