En ce moment, j'écoute Creep en boucle, ça va pas. Dehors, la température ne dépasse plus les 9 degrés, ou de force. Splendide angine, les painkillers proscrits me plongent dans un bain d’indifférence. J’ai envie de perdre pieds, de m’y noyer. Quand on supprime la douleur, c’est tout le reste qui est anesthésié.
Dimanche soir, il y a eu CHURCH, belle soirée. J’ai menti à un gars. Un petit mensonge de rien du tout ; je lui ai dit que j’étais à moitié anglais. Maintenant il pense que j’ai grandit dans un milieu bilingue, et je me sens mal de lui avoué que ça n’a pas été exactement le cas. J’esquive ses questions, j’évite de le fixer pour mieux changer le sujet. Je peux entretenir le mensonge, ma prononciation ne me trahit pas, du moins pas dans une oreille française, mais l’idée d’être découvert me ronge.
Je ne sais pas d’où est parti ce désir d’écorcher les faits, de corrompre la réalité ; c’est pas comme si je n’aimais pas mon parcours, ou celui que je suis aujourd’hui. Il me dit que quand je parle français, ça se voit que je le suis, mais quand je suis silencieux, c’est un anglais qu’il observe. Où s’arrête le mensonge, où commence l’autosuggestion ?
J’ai parlé de A. à Heidi. Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas pensé à lui. Là où la plupart de mes amis m’ont conseillé de laisser tomber ce type, Heidi m’incite à la réflexion. Elle est dans le même cas que moi ; son copain n’a rien de spécial, mais il est le seul qui possède les pinceaux pour nuancer une vie qui sans lui serait bien trop terne. La seule différence, c’est que son peintre à elle lui est acquis. L’analogie de la situation est néanmoins flippante ; pourquoi moi aussi je ne pourrais pas poursuivre mon aquarelliste ? Etre aimé, et avoir aimé, mais jamais en même temps, est-ce une fatalité ? Du temps a passé, et maintenant plus que jamais, je vais pouvoir l’impressionner.
C’est décidé ; la semaine prochaine, je démantèle le mensonge pour mieux me réfugier dans mes songes.
Dimanche soir, il y a eu CHURCH, belle soirée. J’ai menti à un gars. Un petit mensonge de rien du tout ; je lui ai dit que j’étais à moitié anglais. Maintenant il pense que j’ai grandit dans un milieu bilingue, et je me sens mal de lui avoué que ça n’a pas été exactement le cas. J’esquive ses questions, j’évite de le fixer pour mieux changer le sujet. Je peux entretenir le mensonge, ma prononciation ne me trahit pas, du moins pas dans une oreille française, mais l’idée d’être découvert me ronge.
Je ne sais pas d’où est parti ce désir d’écorcher les faits, de corrompre la réalité ; c’est pas comme si je n’aimais pas mon parcours, ou celui que je suis aujourd’hui. Il me dit que quand je parle français, ça se voit que je le suis, mais quand je suis silencieux, c’est un anglais qu’il observe. Où s’arrête le mensonge, où commence l’autosuggestion ?
J’ai parlé de A. à Heidi. Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas pensé à lui. Là où la plupart de mes amis m’ont conseillé de laisser tomber ce type, Heidi m’incite à la réflexion. Elle est dans le même cas que moi ; son copain n’a rien de spécial, mais il est le seul qui possède les pinceaux pour nuancer une vie qui sans lui serait bien trop terne. La seule différence, c’est que son peintre à elle lui est acquis. L’analogie de la situation est néanmoins flippante ; pourquoi moi aussi je ne pourrais pas poursuivre mon aquarelliste ? Etre aimé, et avoir aimé, mais jamais en même temps, est-ce une fatalité ? Du temps a passé, et maintenant plus que jamais, je vais pouvoir l’impressionner.
C’est décidé ; la semaine prochaine, je démantèle le mensonge pour mieux me réfugier dans mes songes.
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