
Come out upon my seas
Cursed missed opportunities
Am I a part of the cure?
Or am I part of the disease?
L’année dernière pour Halloween, j’étais un vampire. Cette année, le chanteur de The Cure. Je doute que ce soit un progrès.
Sinon, la phrase de la semaine nous est gracieusement offerte par Heidi, qui, en parlant du fait que la population de la Chine et l’Inde réunie faisait un tier de la population mondiale, et que s’ils s’alliaient contre le reste de la planète ça pourrait être un problème, rétorqua : If they start doing shit, we just nuke the fuckers. Je ne pouvais qu’être d’accord.
Preuve que ma vie est tout à fait extraordinaire, aujourd’hui j’ai pris part à une audition pour devenir un mannequin (han l’autreuuu). Tout frétillant, je me suis rongé les sangs jusqu’à ce que Frank, mon contact, n’arrive. Bien sûr, je n’étais pas le seul à convoiter le job ; trois autres intrigants faisaient guise de compétition.
Au premier abord, le trio de branques ne payait pas de mine ; aucune conscience vestimentaire, je me suis dit que j’avais vraiment mes chances. Ils avaient cette typique beauté froide, aussi plate qu’une photo sur papier glacé. Je les devinais photogénique ; ils avaient cette ossature particulière que réfléchit si bien la lumière. Mais vraiment rien qui pourrait menacer mon intégrité (sic).
Frank papote un peu sur le chemin, il s’avère que les trois autres sont brésiliens, bien que leurs airs faussement ariens ne trahissent que trop clairement une descendance de réfugiers nazis du temps où ça partait en sucette du côté du troisième Reich.
On arrive à l’agence Renown, rien que ça, et c’est parti pour le neuvième étage. Là, une poignée de jap’s nous accueille, et nous fait patienter dans une salle aux murs aussi blancs que les faces immaculées de mes adversaires. L’attente est interminable, les gens se regardent le nombril, même Frank ne sait pas quoi faire pour rendre les secondes plus discrètes.
Là, je brise la glace, quand même, et demande d’où Frank vient. Il est d’Oxford, un compatriote en quelque sorte. La on taille la bavette pendant quelques instants, les trois autres ayant l’adage Sois beau et ta gueule de toute évidence très à cœur.
Puis arrive le boss et sa troupe, avec tout un tas de fringues allant du costard au polo. On fait tous les quatre une tête de plus que le plus grand du lot, celui qui gagnera sera à n’en pas douter celui qui n’aura pas l’air de partir à la pêche aux moules après avoir mis leur pantalon. C’est là que j’ai compris que je n’avais aucune chance d’être choisi. Faut dire qu’après avoir enfilé des habits regardables, l’arien du Brésil a des airs de Gisele Bündchen version mec… comment voulez-vous que je ne passe pas pour une sous-loque ?
Ce fut tout de même une très bonne expérience, j’ai la défaite sereine, et la seule pensée d’avoir été opposé à des pros me titille la fossette. On sera sans doute plus chanceux la prochaine fois !
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