dimanche 25 mai 2008

Ses lèvres, deux pétales pourpres

Rassurez-vous, je ne parle de personne en particulier. Mon cœur est et reste intouchable, d’ailleurs on me le dit souvent : Toi, on te touchera jamais.  C’est juste que j’ai trouvé une belle image, et fallait un titre à la hauteur. J’adore la trivialité, ne serait-ce que la consonance du mot, c’est bô je trouve.

En fait, j’écris sans franchement avoir un but, ni une quelconque motivation pour la moindre esquisse structurelle, je suis juste d’humeur à taquiner la syntaxe, mais qui s’en plaindrait ? Je tiens à préciser que je suis sobre, et ce n’est pas une menterie. Non mais je vous vois venir…

Il y a deux jours, je suis allé à Tokyo. J’ai contemplé le vertige inversé de ceux qui grattent le ciel, les gens, plein de gens, pratiquement que ça. J’ai trouvé un appartement que je vais devoir meubler, une tâche qui ne laissera aucune trace, comme tout ce que j’achèterai s’en ira avec moi.

Et puis j’ai aussi découvert un musicien, presque par hasard, un peu de ceux qui ne sont pas du tout connus, et c’est ce qui les rend si précieux. Et c’est comme à chaque fois qu’on découvre quelque chose ; on pense être le seul à en avoir connaissance, et ça devient un peu notre secret, une petite cachotterie qu’on balade d’une main à l’autre, ne sachant que faire. Main gauche, on garde tout ça pour nous, dans trois doigts d’égoïsme et deux qui cherchent une excuse (celle que, oui, en général j’ai des goûts musicaux foireux), ou alors main droite, on s’élance dans l’altruisme, et on partage la trouvaille avec la populace.

Hmm, je ne sais pas trop quoi faire…

Hein ? Comment ?

Ah, vous voulez vraiment que je vous dise qui c’est ? Vous avez pas intérêt à vous plaindre, ou à dire que c’est tout naze, je vous préviens.

Ce gars formidable, c’est Sufjan Stevens. Allez, je retourne écouter son deuxième album. 

1 commentaire:

Patrick P. a dit…

euh, t'as pas quelque chose de plus imprononçable comme nom de chanteur ?