dimanche 12 avril 2009

Comme ça, en vrac


Là je m’insurge, et je tiens à faire partager ma rogne avec le plus de monde possible. N’est-ce pas cruel qu’avec les exacts mêmes ingrédients, la bouffe que j’arrive à produire soit tantôt immangeable quand je suis avec des amis, ou bien limite orgasmique quand je suis tout seul, et que donc personne n’est là pour en témoigner ?! Nan mais de qui se moque-t-on, franchement ?

Ces dernières semaines ont été vraiment chargées (je vous jure, c’est pas de la mauvaise volonté), ce qui explique l’absence de nouveaux articles. Donc en gros :


-J’ai eu mon premier crush de 2009, en fait le premier depuis Taka au Japon (Nostalgie, dites-vous ?), et cette fois c’est sur un type de mon école. Des cheveux blonds dégoulinant de miel au soleil, un visage sucré comme sculpté dans une pomme bien acidulée. Je ne sais rien de lui, à part qu’il m’a fixé pendant tout le temps où j’étais dehors à prendre l’air durant une pause qui m’a semblé interminable. Et évidemment dans ce genre de situations j’ai tout mon étalage de manies toutes plus mièvres les unes que les autres qui revient d’un coup. Voilà que je baisse les yeux alors qu’il me fixe plus de deux secondes, suivi d’un rire nerveux franchement super naze. Ca faisait longtemps que je n’avais pas souffert de cette faculté de se sentir tout petit, de rougir de sa propre timidité. Il va sans dire que Heidi et Dan n’ont rien fait pour arranger ça. Résultat : le gars est parti, et bon… je vais pas le revoir avant la rentrée, dans une semaine.

-Après cette expérience formidable, je suis allé voir Kaki King au Jazz Café de Camden Town, et le timing ne pouvait pas mieux tombé vu que j’étais un peu en mode blues-bousin-nerveux à ce moment-là. Déjà, on était super bien placé avec Heidi, juste surélevés à gauche de la scène bien comme il faut pour pouvoir voir tous les instruments et tout. Et puis ben, Kaki King quoi ; une douche électrisante qui vous fait frémir d’humilité devant un talent pareil. En plus elle est marrante, elle a même signé le sein de Heidi. Non, il n’y a pas à dire, je ne vais pas à assez de concerts. Maintenant je ne fantasme que sur une chose ; cette trompette synthétiseur truc bidule dont joue un des gars de Kaki King, à défaut de pouvoir décrire mieux le bruit que ça fait, c’est un peu un machin qui imite le chant des sirènes. Preuve que tout n’a pas encore été fait, et vive les avancées technologiques.

-Je suis allé en Ecosse avec Sandra, à Edimbourg et Glasgow. C’était rafraichissant, c’est le moins qu’on puisse dire. On s’est bien fait giflé par le vent en tout cas. La région est assez dépaysante, j’ai eu du mal à me dire que c’était en Angleterre. L’Ecosse en trois mots ? Rousse, accentuée et capricieuse. Ouais, on a tous quelqu’un comme ça dans son entourage, je suis d’accord, mais ça vaut quand même le coup d’œil. Par contre évitez le bus si vous tenez à vos fesses parce qu’après neuf heures, je peux vous dire qu’il n’en reste plus grand chose.

-On a eu notre exposition, et on s’est vraiment gavé. Les artistes étaient géniaux, les clients aussi, bref ; c’était une journée vraiment fantastique. En plus on a pu récupérer une caisse de mousseux chacun, et ça, c’est juste parce qu’on le vaut bien. Je tiens à préciser que sur les treize membres de l’équipe, on n’était que quatre à être présents le jour de l’événement, donc chapeau melon quand même. Maintenant il ne reste plus qu’à décanter, à se dire que ça se reproduira peut-être, si on a de la chance.


Et pour votre culture sans OGM, voici deux films que j’ai particulièrement apprécié dernièrement :


« Lat den ratte komma in », une pure merveille suédoise vampirisant tout intérêt que vous auriez pu avoir pour les autres films du genre, deviendrait presque prétexte à se replonger dans le temps où, l’âge n’aidant pas, on pensait que le rosé se faisait en mélangeant du rouge et du blanc.


« The boat that rocked », du réalisateur de « Love Actually », film qui donne la pêche et envie de combler ses lacunes relatives au rock des années 60 (y a du boulot). Vraiment un bon film british dont la BO est une vraie tuerie.


Sur ce, je vais boucler ma valise. A moi Graz !

1 commentaire:

Paul - Julian a dit…

"La région est assez dépaysante, j’ai eu du mal à me dire que c’était en Angleterre."

OH ! Le Royaume Uni mon cher, le Royaume Uni ! L'Angleterre s'arrête avec le mur d'Adrien... Si un écossais lit ça, prépare toi à te faire lincher !