
Tokyo, 23 décembre 2008.
Il faut que je le fasse. Plus de trois années gâchées n’ont rien donné.
Voir tes photos, tes commentaires sur facebook revient à éteindre le feu avec de la paille ; inutile, illusoire. J’ai laissé aux temps, aux nuages et aux secondes, leur chance de faire leurs preuves.
Autant le déplorer; tu es mon idéal, à la fois mon double et ma moitié, et pour une raison inconnue, tu ne le seras jamais.
Je ne peux plus vivre avec l’infime tige d’espoir qu’un jour toi et moi on deviendra une fleur, parce que de toute façon ça fanera.
Mieux vaut te supprimer, pour subsister. Mieux vaut te noyer dans l’oubli, pour y sauver des fragments d’amnésie, reflétant un passé démuni, de toi. Tu ne liras jamais ces pixels, par lesquels on a tracé des liens virtuels. Tu continueras ta route isocèle, entre Avignon, Valence et Clermont-Ferrand. Et moi, je suis tri-dimensionnel. Tu es un poids, trop passionnel à porter. Trop intemporel à garder. Trop intense… à honorer.
J’espère un jour pouvoir te remplacer, remplacer ton souvenir. Sache que tu auras toujours une place chez moi, cette place, entre minuit et sept heures, où tu m’auras murmuré ; Tu es le premier.
Toi aussi, tu l’auras été.
Joyeux Noël Aubry, et bonne année. Si souffrir autant pour quelqu’un ne revient pas à aimer, alors ça doit être vrai ; je n’ai pas de cœur. J’aimerais ne pas avoir de mémoire non plus.
“How happy is the blameless vestal's lot.
The world forgetting, by the world forgot.
Eternal sunshine of the spotless mind.
Each prayer accepted, and each wish resigned.”
Alexander Pope
1 commentaires:
Le titre de ton article ne va pas non plus ; après les fautes de grammaire, les fautes de syntaxe ;).
Les articles ne prennent jamais de majuscules à moins qu'ils ne soient situés en début de phrase. La règle est la même en anglais, aussi on dirait plutôt : Eternal Sunshine of the Spotless Mind.
Tu peux supprimer ce commentaire une fois la faute corrigée, je ne t'en voudrai pas d'avoir encore de l'orgueil :d.
Je t'embrasse.
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