samedi 5 juillet 2008

Le chant des coquelicots


Autant être parfaitement honnête avec vous ; je sais où je veux en venir avec ce ticket, le souci est que je ne sais pas comment y arriver. Ca arrive à tout le monde, on a la bonne intention matinée d’une douce motivation, mais on refuse d’écrire n’importe quoi ; on laisse ça au carnet vert. Donc on fait ce qu’on peut, on embraille, on calle parfois, on fait marche arrière parce que dans une impasse, mais toutes les routes même au Rhum, non ?

Les étoiles sont taquines, et font en sorte que je rentre en Europe dans une semaine, et ce, jusqu’en septembre. Loin d’être prévu, ce retour ouvre un prisme de possibilités vertigineuses.

C’est ainsi qu’avec Sœurette on a prévu à l’arrache un petit vroom vroom à travers l’Europe, parce qu’on n’a jamais eu l’occasion de le faire avant. C’est également pourquoi j’ai envoyé à l’instant un mail à A., pour lui proposer de se revoir. Je m’interroge encore quant au motif de cette démarche bancale. Sans doute parce qu’aujourd’hui, plus encore qu’hier, je suis prêt à reconnaître que ce parasite assis dans son hamac à scratcher dans son bled du Rhône-Alpes a été la pire et la meilleure chose qui m’ait arrivé. Je sais qu’il dira non, mais j’essaye encore et toujours, d’ailleurs n’était-ce pas Einstein qui un jour a dit que la folie consistait à refaire la même chose encore et encore en espérant un résultat différent ?

Outre le nabot new-age, je vais surtout revoir ces gens qui, et à avoir été loin d’eux maintenant je me rends compte de ce que leur proximité m’a apporté de précieux, me font sentir chaque kilomètre nous séparant. Ce sera un bel été, pourvu que les bordures de route soient pavées de coquelicots ; ce sont eux qui m'ont dit de revenir, et ils ne m'ont pas trop mal guidé dans ce message non plus. 

Aucun commentaire: