samedi 16 août 2008

Here We Come

Paris, c’est fini, et ce soir, c’est un grand moment de contemplation béate comme on les déteste tant.

Il se trouve qu’une silhouette dont j’ai pratiquement – pratiquement, c’est bien le souci – oublié les sinuosités a trouvé l’idée gouteuse de surgir de mon passé, sans prévenir ni rien. Outre l’absence de politesse constatable qui aurait suffit à me mettre en rogne, ça m’a aussi plongé dans une drôle de mélancolie.

En général, je n’aime pas retourner dans mon passé. Surtout le français. Ca me ramène loin, très loin, au temps où j’étais maladroit, et aimé par les seules personnes qui en avaient le devoir ; ma famille. Moi exclu, vous noterez bien ce détail.

Et maintenant, alors que je commence à apprécier ce que je peux faire, ce que j’aime, et même ce que je n’aime pas, il faudrait que quelqu’un me tende un miroir pour mieux me remémorer ce que j’ai mis tant de temps à effacer, à modifier, à améliorer ? La guigne.

La goutte d’eau sur le gâteau, c’est qu’avant l’apparition funeste, j’ai eu un rêve qui ne l’est pas moins. Un rêve complètement débile, mais si réel. Même la cicatrice sur sa joue est restée inchangée.

A partir de quand peut-on juger avoir laissé son passé derrière soi ? Est-ce une appréciation personnelle, factuelle, ou bien plus obscure que ça ? J’ai peur de la réponse, qui malheureusement me semble imminente.

vendredi 1 août 2008

L'autruche d'Autriche sort de son trou noir, comme c'est troublant

Aujourd’hui, pas de zolies zimages, parce que c’est les vacances, et surtout parce que j’ai pas encore téléchargé le contenu de mon appareil photo sur mon Mac.

Cet aprèm, mes limandes, je vais me dévisser de ma chaise longue pour rencontrer un petit français qui a vraisemblablement paumé sa carte d’Europe pour atterrir sans avoir fait trop gaffe à Graz, un peu comme moi, en y songeant bien. Peut-être qu’à deux on arrivera à retrouver notre chemin vers la civilisation.

Il m’a fait découvrir un blog ultra awesome, Pénélope Jolicoeur (googlelez-la si vous connaissez pas, elle déchire), une fille qui dessine, qui est drôle, qui a du succès au point d’avoir sorti deux bouquins, qui a 25 ans…

En gros donc, il me reste quatre ans pour devenir super cool célèbre et envié moi-même, pour pondre un bouquin, ou un truc mâchouillé du genre qui me vaudra un interview chez Laurent Ruquier… c’est pas gagné, d’autant plus que j’ai passé mes vacances à Graz à prendre le soleil à l’unilatéral (pour apprécier l’avant et l’après, j’ai qu’à me tourne de côté, c’est rigolo), à renouer le contact avec mon bon pote le Sex on the Beach, et à faire une cure de raisin, qui consiste, comme son nom l’indique, à ne manger que du raisin pendant quelques jours, histoire de me détoxifier pour mieux m’intoxiquer à Paris, dans une semaine. Maintenant j’ai une drouille n’ayant rien à envier à la tourista, mais comme ils disent sur le site moisi sur lequel j’ai trouvé la cure, je suis devenu dynamique, serein, et ma clarté de teint et d’esprit est éloquente. Surtout des toilettes.

Je vous imagine déjà l’œil torve, presque moqueur, et le sourire en courge à la lecture de ces dernières lignes, mais ne vous inquiétez pas, rien ne m’empêchera de suivre mon programme. A Paris donc, je vais revoir plein de monde, c’est fou, dont Patrick, qui lit mon blog. Et je le sais, parce qu’il me l’a dit. Et aussi plein d’autres, Thomas, Céline, Guillaume, qui je suis sûr le lisent aussi, mais ne m’en parlent pas, sans doute par timidité, je ne vois que ça.

Et pis bientôt je vais aussi revoir Sandra et Jo’, et ça, c’est au moins aussi cool que Pénélope Jolicoeur, vraiment.