mercredi 7 janvier 2009

Schadenfreude No More

Je sens le jasmin et la cigarette, l’encens et le bubble-gum, j’ai un foudroiement mi-argent mi-or dans les yeux, RJD2 dans les oreilles.

Je promène mes adorables chaussures sur les trottoirs immaculées de Tokyo, déjà je peux compter les pas qui me séparent de l’aéroport.

Il faut un rien pour tout changer, un aveux en pointillés, un appel démasqué.

En fait, m’être détaché de mon passé ne m’a pas morcelé comme je le craignais ; ça m’a juste rendu plus engagé dans le pragmatisme, moins torturé par le plaisir coupable de se réjouir de l’infortune de certaines personnes. Au loin se profile la possibilité de ne plus y penser, de délaisser l’infortune des autres pour se réjouir de son aubaine personnelle.

Une douce torpeur me guette, celle sur laquelle veille une drôle de sérénité. Se pourrait-il que 2009 soit le début du reste de ma vie ? 

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